Le Donjon de Vez, joyau féodal du Pays de Valois, classé « monument historique » et labellisé « jardin remarquable », rouvrira ses portes le 2 mai 2026. Il accueillera le public avec un nouveau programme d’évènements et de nouvelles formules d’animation pour petits et grands.
Cette année, le Donjon de Vez vous donne rendez-vous pour deux expositions.
Du 2 mai au 6 septembre 2026, l’exposition « Regards sur Jehanne d’Arc » dévoilera de nouveaux secrets sur ce personnage emblématique de l’histoire de France et du Valois.
Le Valois reçoit la Méditerranée
Puis du 13 juin au 1er novembre 2026, le Donjon de Vez accueillera des œuvres d’Edgar Sarin. Edgar Sarin est un jeune peintre-sculpteur, né en 1989 à Marseille. Ingénieur de formation, rien ne laissait présager qu’il évoluerait un jour dans l’univers de l’art contemporain.
Il réalise sa première œuvre à l’âge de 26 ans, reçoit le Prix Révélation Emerige en 2016 et le prix Sculpture de l’Académie des Beaux Arts – Institut de France – Pierre Cardin, en 2024. Il est le fondateur du groupe de recherche, La Méditerranée. Ce groupe de travail aborde toutes les questions relatives à l’exposition en tant qu’espace d’exploration des objets et des hommes. La Méditerranée conçoit des expositions évolutives où la représentation de départ se mue en une exposition complètement différente à l’arrivée.
De l’amphore du bassin méditerranéen à « Pacifique »
Toujours dans l’esprit méditerranéen, Edgar Sarin est fasciné par certaines formes qui ont traversé les siècles, et notamment l’amphore. L’amphore, récipient de stockage et de transport de l’huile, du vin ou d’autres matières, était aussi un instrument de mesure. De plus, sa forme judicieuse facilitait l’empilement vertical sur les bateaux et une manipulation facile. De son attachement à l’amphore est née sa très belle œuvre « Pacifique » au Havre, une répétition d’amphores de 10 mètres de hauteur, là encore en bordure de mer.
L’amphore, surgie d’une époque où l’on faisait avec peu, avec de la terre cuite, l’a conduit à utiliser toutes les matières naturelles (bois, paille, pierre, marbre, argile, etc). Il appréhende ces matériaux dans leur environnement immédiat. Il possède une façon très personnelle de mettre en œuvre ses installations, comme s’il évoluait en équilibre-déséquilibre, tel un funambule.
Edgar Sarin façonne les matières avec précaution, leur donne corps, s’émeut de leur forme, leur consistance, leur fragilité ou de leur force. Il interagit avec les matériaux avec toute la magie d’un équilibriste en employant des gestes simples et mesurés. Il s’émeut de la forme de son travail, considère l’esprit du lieu, s’éloigne un peu, revient vers sa sculpture, tout ceci pour la rendre accessible au plus grand nombre.
Puis il laisse ses œuvres s’épanouir librement.
Je pense beaucoup aux quelques secondes que le spectateur met pour aller vers l’œuvre. Il faut que rien ne vienne troubler ce moment de liberté et de découverte avant l’intellectualisation.
Crédits photo : Edgar Sarin et Michel Rein Paris Bruxelles -JL 76actu
