Le 11 septembre 2001, un évènement inouï se produisait à New-York, qui marquerait les esprits pour toujours. Deux avions de ligne se jetaient littéralement dans les Tours Nord et Sud du World Trade Center à New-York, enflammant les bâtiments et entraînant des milliers de morts.
Un quart de siècle est passé, une nouvelle génération a vu le jour mais cette date est inscrite dans l’histoire et dans les mémoires.
Tous les ans, le nom de chaque disparu est égrené lors d’une cérémonie au pied des deux fontaines monumentales, érigées sur l’emplacement des deux tours, et l’art contemporain, dans toute sa pureté, continue d’évoquer de façon extraordinaire et émouvante le souvenir des victimes.
6 mois après les évènements – « Tribute in Light »
Cet ouvrage à la fois architectural et artistique, baptisé « Hommage en lumière » (photo ci-dessus) est apparu pour la première fois le 11 mars 2002.
Il utilise 88 projecteurs très puissants pour créer deux faisceaux bleus qui s’élancent à 6 kilomètres de hauteur, sur Lower Manhattan. Depuis, chaque année, du coucher au lever du soleil, la nuit du 11 septembre, ces deux colonnes visibles à des kilomètres à la ronde réapparaissent. John Bennett, Gustavo Bonevardi, Richard Nash Gould, Julian LaVerdiere et Paul Myoda, et Paul Marantz pour la conception lumineuse, sont à l’origine de cette création.
Cette œuvre ne remplace pas les tours jumelles mais sa forme est suffisamment massive pour concrétiser l’absence dans un élan sobre et intense.
Edition 2026 – “2 977 lights over New York Harbour”
Cette année, un tourbillon de lumières intitulé « 2 977 lumières au-dessus du port de New-York » s’est élevé en spirale au-dessus du quartier de Manhattan pour faire apparaître la silhouette des deux tours brisées, grandeur nature. 2 977, c’est le nombre de personnes disparues le 11 septembre 2001.
Ce spectacle de drônes équipés de lumières a été imaginé par Addison Mehr, Directeur créatif et producteur exécutif, Yvan Paul Dubbelman, concepteur, le Studio Drift, conseil artistique et l’architecte Shigeru Ban et Dean Maltz. Survivants, familles de victimes, équipes de secours ont travaillé en étroite collaboration avec tous ces spécialistes pour concevoir cette installation extraordinaire.
Une bande-son des morceaux de Philip Glass, John Adams et Max Richter accompagnait les points lumineux lors de leur redescente.
L’art monumental contemporain, ici véritablement dans sa dimension de « monument » , acquiert ainsi une responsabilité nouvelle, il tient un rôle de dépositaire de l’histoire tout en laissant à chacun sa libre interprétation. Cette récente œuvre éphémère de 2 977 points de lumière redonne vie à chaque victime. Elle montre que les êtres disparus ne nous quittent jamais vraiment et que, comme des étoiles, elles continuent de briller dans la nuit.
