A Fidji, LAGI développe les énergies propres à travers l’art

23 avril 2026

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LAGI (Land Art Generator Initiative) est une association fondée par Elizabeth Monoian et Robert Ferry en 2008, juste après leur mariage. A Dubaï, lors d’une soirée, autour d’un verre, ils se demandent comment des artistes, designers, ingénieurs pourraient collaborer afin d’utiliser l’art comme matière de base pour créer des infrastructures technologiques énergétiques.

En janvier 2010, lors du lancement de leur premier appel à projets, ils reçoivent, en l’espace de 24 heures, des centaines de propositions du monde entier, regorgeant d’imagination et d’ambition technique.

L’entreprise émiratie Masdar, l’université de Zayed et la fondation Horne sont les premières organisations à apporter leur soutien à LAGI. Animés par une curiosité scientifique et un engagement civique, des milliers d’artistes, designers, ingénieurs et étudiants, issus de 60 pays différents, se regroupent pour relever le défi d’un art climatique.

« The O », une infrastructure aux multiples usages

En 2025, c’est avec le village de Marou, sur les îles Yasawa à Fidji, que LAGI a collaboré pour créer un futur énergétique propre. Alberto Roncelli, artiste italien basé au Danemark, a été sélectionné au terme d’un appel à projets pour concevoir un pavillon circulaire destiné à fournir des énergies propres.

« The O », espace de 40 mètres de diamètre situé dans la canopée, intègre des panneaux photovoltaïques et fournit de l’énergie. Il s’agit également d’un espace de réunion pour la population. L’installation produit 150 MWh d’électricité chaque année, alimentant ainsi les 67 foyers du village de Marou. Les piliers soutenant le pavillon, gravés par l’artiste Sonny (Yanuyanu Art) reproduisent les symboles du village.

LAGI 2025 Fidji s’est réalisé en coordination avec le Département de l’énergie des Fidji, le Fonds d’électrification rurale des Fidji, le PNUD et le ministère du Tourisme Fidji.

Le chef du village, Ilisari Naqau Nasau, considère que le projet est plus qu’une simple infrastructure. Pour lui, c’est le signe que le village est un endroit où l’on peut s’éduquer, et aussi la démonstration que sa communauté et sa terre ne forment qu’une même entité.

Lorsque « the O » s’est illuminé pour la première fois, la communauté est venue bénir le projet avec le Kava, cette cérémonie d’unité, de détente et de connexion spirituelle typique des îles Fidji. Les batteries solaires produisaient une énergie tellement puissante que l’espace s’est rempli de musique. Aujourd’hui, « The O » est un espace culturel et social de 600 m2. Il inclut un marché d’artisans, un jardin communautaire et propose des usages culturels. Le projet s’insère dans l’écosystème des énergies renouvelables, des changements climatiques et d’un tourisme durable.

Crédits photos : Alberto Roncelli

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